Casino en ligne fiable : les critères objectifs pour trier 100 opérateurs
Le marché français du jeu en ligne compte environ 4,7 millions de comptes joueurs actifs selon les données publiées par l’ANJ dans son rapport annuel 2024, pour un produit brut des jeux online proche de 2,4 milliards d’euros sur le seul segment paris sportifs et hippiques. Le casino en ligne fiable, dans ce contexte, n’est pas une question de feeling : c’est une question de licence vérifiable, de ratio de redistribution, de délais de retrait documentés et de plafonds annoncés noir sur blanc. Le reste relève souvent du marketing.
Depuis la loi du 12 mai 2010, la France a choisi un modèle fermé : seuls les jeux de cercle et les paris sont autorisés en ligne, les machines à sous et le poker contre le casino étant réservés aux établissements terrestres. Résultat, un joueur français qui cherche des slots en ligne se retrouve face à des centaines de sites offshore, dont la fiabilité varie énormément. Savoir lire une licence, un RTP et des conditions de bonus devient donc une compétence de base, pas un luxe d’expert.
Ce guide ne classe pas les opérateurs selon leurs budgets publicitaires. Il les trie selon des données contrôlables : juridiction de licence, fournisseurs de jeux intégrés, plafonds de retrait, délais de traitement des paiements, existence d’un programme de jeu responsable et politique de vérification KYC. Là où un site promet monts et merveilles sans rien documenter, la méfiance est légitime.
Qu’est-ce qui rend un casino en ligne réellement fiable ?
La fiabilité d’un casino en ligne repose sur quatre piliers mesurables : la licence et son régulateur, l’audit des générateurs de nombres aléatoires, la transparence sur les retraits, et la présence d’outils de jeu responsable. Un site peut cocher trois cases sur quatre et rester problématique sur la dernière. C’est précisément là que se joue la différence entre un opérateur correct et un opérateur qui compte sur l’abandon du joueur en cours de retrait.
Quelles licences faut-il vérifier en priorité ?
Trois régulateurs dominent le paysage accessible aux joueurs francophones : la Malta Gaming Authority (MGA), la Curaçao Gaming Authority (licence GCB, réforme entrée en vigueur le 1er septembre 2024) et l’ANJ pour les opérateurs détenteurs d’un agrément français. Une licence MGA impose un capital social minimum, des audits RNG réguliers et une séparation des fonds joueurs. Une licence Curaçao est plus légère : coût annuel historiquement autour de 4 000 à 20 000 euros selon la classe, contrôles moins fréquents.
Concrètement, un opérateur MGA publie son numéro de licence dans le pied de page, avec un lien direct vers le registre du régulateur. Un opérateur Curaçao fait pareil, mais avec des obligations de reporting plus souples. Ni l’un ni l’autre n’est illégal pour un joueur français qui joue à titre privé : la loi française interdit l’offre non agréée sur le territoire, pas la participation du joueur. La nuance compte quand on évalue un site.
Les opérateurs agréés ANJ, eux, sont soumis à des contraintes strictes : plafond de dépôt publicitaire, interdiction de bonus sur les paris sportifs remboursés, obligation d’affichage du numéro 09 74 75 13 13. Ils sont moins nombreux à proposer des machines à sous, puisque cette verticale reste fermée en ligne. Un joueur qui veut des slots doit donc regarder vers Malte, Curaçao, Gibraltar ou l’île de Man.
Comment vérifier l’audit RNG et le RTP annoncé ?
Un générateur de nombres aléatoires audité par un laboratoire indépendant (eCOGRA, GLI, BMM Testlabs, iTech Labs) produit des séquences vérifiables. Les éditeurs de jeux publient eux-mêmes le RTP théorique de chaque slot : 96,21 % pour Starburst de NetEnt, 96,51 % pour Book of Dead de Play’n GO, 96,50 % pour Sweet Bonanza de Pragmatic Play. Ces chiffres sont publics et contrôlables sur les fiches techniques des éditeurs.
Attention au piège classique : certains opérateurs hébergent des versions à RTP réduit. Pragmatic Play propose par exemple plusieurs configurations RTP sur une même machine, de 94,5 % à 96,5 %. Un site qui ne publie pas le RTP par jeu, ou qui annonce « jusqu’à 97 % » sans préciser lequel, joue sur l’opacité. Les opérateurs sérieux affichent le RTP directement dans la fenêtre de jeu ou dans la fiche du titre.
Le contrôle humain reste possible : les rapports d’audit eCOGRA sont téléchargeables sur le site du laboratoire pour les opérateurs certifiés. Un casino qui refuse de communiquer le nom de son laboratoire d’audit, ou qui botte en touche, indique par là même son niveau de transparence. Sur ce point précis, l’écart entre un Betclic et un site sans licence est abyssal.
Quels délais de retrait sont considérés comme normaux ?
Le délai de retrait est l’indicateur le plus discriminant. Un virement SEPA depuis un opérateur MGA prend en général 1 à 3 jours ouvrés après validation KYC. Les portefeuilles électroniques (Skrill, Neteller, PayPal quand disponible) tombent souvent sous les 24 heures. Les cryptomonnaies, sur des plateformes comme Gamdom ou Roobet, affichent des délais annoncés de 10 à 30 minutes.
Le vrai problème n’est pas le délai bancaire, c’est le délai de validation interne. Certains sites annoncent « retrait en 24h » mais traitent la demande en 72 heures avant même de l’envoyer à la banque. La mention légale est techniquement vraie, l’expérience client ne l’est pas. Lire les conditions générales, section « Retraits », reste le seul moyen de connaître le délai réel de traitement.
Autre point de contrôle : le plafond de retrait. Un opérateur peut limiter les retraits à 5 000 euros par semaine, 20 000 euros par mois, ou ne pas plafonner du tout. Winamax, sur son offre agréée, applique des plafonds clairs et publiés. Un site offshore qui annonce « retraits illimités » sans documenter la méthode de paiement associée reste dans le flou.
Comparatif des opérateurs : licences, délais et plafonds
Le tableau ci-dessous synthétise les données publiques de dix opérateurs accessibles aux joueurs francophones, agréés ou offshore. Les chiffres proviennent des conditions générales publiées et des fiches régulateurs, pas des pages promotionnelles. Ils évoluent, donc à revérifier avant inscription.
| Opérateur | Licence principale | Délai retrait annoncé | Plafond retrait | RTP slots phares |
|---|---|---|---|---|
| Betclic | ANJ (FR) + MGA | 24 à 48 h | Variable selon méthode | Paris sportifs, poker |
| Winamax | ANJ (FR) | 24 h SEPA | Publié par palier | Paris, poker, turf |
| Unibet | ANJ + MGA | 1 à 3 jours | Selon statut VIP | 96,2 % à 96,5 % |
| Parions Sport | ANJ (FDJ) | 48 h | Plafonds FDJ | Paris sportifs |
| PMU | ANJ (FR) | 48 h | Publié | Turf, poker |
| Betsson | MGA | 2 à 5 jours | 10 000 €/semaine | 96,1 % à 96,6 % |
| Wild Sultan | Curaçao GCB | 24 à 72 h | Plafond par transaction | 94,5 % à 96,5 % |
| Vave | Curaçao GCB | Instantané crypto | Selon actif | 94 % à 97 % |
| Gamdom | Curaçao GCB | 10 à 30 min crypto | Non plafonné crypto | 96 % moyen |
| Nine Casino | Curaçao GCB | 1 à 3 jours | 5 000 €/semaine | 95 % à 96,5 % |
Deux lectures possibles. Les opérateurs agréés ANJ offrent la sécurité juridique maximale mais un catalogue de jeux restreint : pas de machines à sous, pas de live casino. Les opérateurs MGA ou Curaçao offrent le catalogue complet, avec un niveau de protection variable qu’il faut évaluer site par site. Aucune des deux familles n’est « meilleure » dans l’absolu, tout dépend de ce que le joueur cherche.
Pourquoi les opérateurs agréés ANJ ne proposent-ils pas de machines à sous ?
Le cadre légal français, fixé par la loi du 12 mai 2010 et ses décrets d’application, limite l’offre en ligne aux paris sportifs, paris hippiques et poker Texas Hold’em. Les machines à sous, la roulette et le blackjack en ligne sont interdits depuis 2010. Cette exclusion n’a jamais été levée, malgré plusieurs rapports parlementaires demandant une révision.
Conséquence directe : un joueur français qui veut des slots se tourne vers des sites sous licence MGA, Curaçao, Gibraltar ou Kahnawake. Ces sites opèrent légalement dans leur juridiction, mais sans agrément français. Le joueur n’encourt pas de sanction pénale pour y jouer à titre privé, mais il perd les protections spécifiques du cadre ANJ : médiation obligatoire, plafonnement publicitaire, blocage des sites illégaux par l’État.
Cette asymétrie explique une partie du trafic offshore français, estimé à plusieurs centaines de millions d’euros par an selon les travaux de l’Observatoire des jeux. Les opérateurs ANJ eux-mêmes poussent parfois vers leurs entités MGA pour les paris sportifs, ce qui crée une confusion légitime chez le joueur.
Que vaut une licence Curaçao depuis la réforme de 2024 ?
La Curaçao Gaming Authority a remplacé l’ancien système des master licenses par un régime de licences directes, entré en application le 1er septembre 2024. Le coût annuel se situe entre 4 000 et 20 000 euros selon la classe d’activité, avec un capital minimum et des obligations de conformité renforcées. Le changement vise à sortir de la réputation de « licence de complaisance ».
Dans les faits, la réforme a resserré le filtre : les opérateurs qui traînaient sur les retraits ou ignoraient les plaintes des joueurs ont vu leur licence plus difficile à renouveler. Mais Curaçao reste moins contraignant que Malte ou Gibraltar. Un site sous licence Curaçao n’est donc pas automatiquement douteux, il est simplement soumis à un contrôle moins dense.
Le repère pratique : un opérateur Curaçao sérieux publie son numéro de licence GCB, son nom d’entité juridique, son laboratoire d’audit RNG et son adresse d’exploitation. Un opérateur qui masque ces informations derrière un chatbot ou une page « Contact » vide n’inspire pas confiance, quelle que soit la licence affichée en bas de page.
Les opérateurs accessibles aux joueurs francophones en 2026
Le paysage s’est fragmenté en trois familles : les agréés ANJ, les MGA/Gibraltar orientés joueurs européens, et les plateformes crypto-first sous Curaçao. Chaque famille a ses codes, ses délais, ses plafonds. Voici les opérateurs les plus cités, avec ce qu’ils documentent réellement.
Quels opérateurs sont agréés par l’ANJ en France ?
L’ANJ comptait 18 opérateurs agréés au 1er janvier 2025, répartis entre paris sportifs, paris hippiques et poker. Les principaux pour un joueur français sont Betclic, Winamax, Unibet, Parions Sport (FDJ), PMU, Bwin, Zebet, Genybet, Feelingbet, France-Pari, NetBet, Vbet et PMU. Tous appliquent le même cadre : pas de slots, pas de live casino, plafonds de dépôt publicitaires et médiation ANJ obligatoire.
Leur force est la sécurité juridique : litiges traités via le médiateur de l’ANJ, fonds joueurs protégés, blocage automatique des sites illégaux par l’État. Leur faiblesse est le catalogue : un joueur de slots n’y trouvera rien, un joueur de paris sportifs y trouvera tout. Betclic et Winamax dominent ce segment avec des parts de marché cumulées supérieures à 50 % selon les estimations sectorielles.
Pour un joueur qui privilégie la conformité totale et n’a pas besoin de machines à sous, cette famille reste la référence. Les bonus y sont plus encadrés, donc moins généreux en apparence, mais aussi moins piégeux en conditions de mise.
Quels opérateurs MGA ou Gibraltar visent les joueurs européens ?
Betsson, Unibet (entité MGA), Bingoal, Circus, Golden Palace, Partouche Online et Casino Action opèrent sous licence MGA ou équivalent européen. Leur catalogue inclut les slots, le live casino Evolution, le blackjack et la roulette. Les délais de retrait annoncés tournent autour de 1 à 5 jours ouvrés, avec des plafonds souvent fixés à 10 000 euros par semaine.
Ces opérateurs appliquent le principe de séparation des fonds joueurs, obligatoire sous MGA : l’argent des joueurs est conservé sur des comptes distincts des fonds d’exploitation. En cas de faillite, les soldes sont protégés en priorité. C’est un avantage concret par rapport à certaines licences plus légères, et un critère souvent négligé par les joueurs.
Partouche Online, adossé au groupe français Partouche, combine une licence MGA et une expérience de casino terrestre. Golden Palace, Bingoal et Circus jouent sur le même registre : notoriété européenne, catalogue complet, service client multilingue. Ces marques ont pignon sur rue depuis 20 à 40 ans pour certaines.
Que valent les plateformes crypto sous Curaçao ?
Gamdom, Roobet, Betpanda, Vave, Shuffle, Rollbit et BetFury fonctionnent principalement en cryptomonnaies, sous licence Curaçao. Leurs arguments : retraits quasi instantanés en BTC ou USDT, absence de plafond de retrait crypto, anonymat relatif. Leurs limites : absence de protection ANJ, service client parfois réduit à un chat, et vérification KYC qui peut bloquer un retrait au pire moment.
Sur ces plateformes, la notion de fiabilité change de nature. Pas de médiateur externe, pas de fonds séparés garantis, mais une traçabilité blockchain qui permet de vérifier les paiements. Un retrait en USDT confirmé en 10 minutes sur la chaîne reste plus rapide que n’importe quel SEPA. Le revers : en cas de litige, la seule voie de recours est le support interne.
Ces sites conviennent à des joueurs techniquement à l’aise, qui comprennent la volatilité des cryptos et acceptent l’absence de filet réglementaire européen. Pour un joueur qui veut un recours en cas de problème, ce n’est pas la bonne famille. Dire le contraire serait malhonnête.
Quels opérateurs proposent le catalogue de jeux le plus large ?
Le nombre de titres varie de 2 000 à plus de 10 000 selon les opérateurs. Les plus gros catalogues se trouvent chez Nine Casino, Wild Sultan, Vave, Casinia, Wazamba et Spinanga, qui agrègent des dizaines de fournisseurs : Pragmatic Play, NetEnt, Microgaming, Play’n GO, Hacksaw Gaming, Relax Gaming, Nolimit City, Evolution pour le live.
Un catalogue large n’est pas un gage de fiabilité en soi. Ce qui compte, c’est la présence des éditeurs audités et la publication du RTP par jeu. Un site qui propose 8 000 titres dont 6 000 proviennent d’éditeurs obscurs sans audit public n’offre pas la même garantie qu’un site à 3 000 titres tous signés par des studios reconnus.
Les opérateurs MGA comme Betsson ou Unibet limitent souvent leur catalogue à 1 500-3 000 titres, mais tous issus de fournisseurs certifiés. Sur le plan de la protection, ce choix est plus solide qu’un catalogue pléthorique non filtré. Le joueur doit décider ce qu’il privilégie : variété ou traçabilité.
Bonus, conditions de mise et pièges à éviter
Le bonus de bienvenue est l’argument commercial numéro un, et le premier vecteur de déception. Un bonus de 100 % jusqu’à 500 euros avec un wager de 40x signifie qu’il faut miser 20 000 euros avant de pouvoir retirer le moindre gain issu du bonus. Ce chiffre, rarement mis en avant, transforme un « cadeau » en engagement long.
Comment décrypter un wager de bonus ?
Le wager (ou condition de mise) s’exprime en multiple : 30x, 35x, 40x, parfois 50x. Il s’applique soit au montant du bonus seul, soit au bonus plus le dépôt. Un bonus de 200 euros avec wager 35x sur bonus seul demande 7 000 euros de mises. Le même bonus avec wager 35x sur bonus + dépôt de 200 euros demande 14 000 euros de mises. La différence est énorme.
Autre paramètre : la contribution des jeux au wager. Les machines à sous comptent souvent à 100 %, le live casino à 10 %, la roulette à 5 %, certains jeux sont exclus. Un joueur qui mise 10 000 euros au blackjack avec une contribution de 10 % ne valide que 1 000 euros de wager. Lire la grille de contribution avant d’accepter un bonus évite ce type de mauvaise surprise.
Enfin, le délai de validité : 7, 14, 30 jours selon les sites. Un bonus valable 7 jours avec un wager de 40x est quasiment impossible à débloquer pour un joueur occasionnel. Les opérateurs sérieux affichent ces paramètres dans une page dédiée, pas dans un PDF enfoui.
Les bonus sans dépôt valent-ils le coup ?
Les bonus sans dépôt (5, 10, 20 euros offerts) existent chez plusieurs opérateurs, souvent pour tester la plateforme. Leur wager est généralement plus élevé, entre 40x et 60x, et le gain maximum retirable plafonné à 50 ou 100 euros. Un bonus de 10 euros avec wager 50x demande 500 euros de mises pour un gain plafonné à 100 euros.
L’intérêt réel est limité mais non nul : tester les délais de retrait, la fluidité de l’interface, la réactivité du support, sans risquer d’argent. C’est un outil de diagnostic plus qu’une source de gain. Certains opérateurs comme Wild Sultan ou Spinanga en proposent régulièrement, avec des conditions variables.
Le piège classique : le bonus sans dépôt qui exige une vérification d’identité complète avant tout retrait, y compris pour 20 euros. Si le joueur n’a pas anticipé, le gain reste bloqué. Vérifier les conditions KYC avant de réclamer le bonus évite cette friction.
Quelles méthodes de paiement sont les plus fiables ?
Les cartes bancaires (Visa, Mastercard) sont acceptées partout mais souvent bloquées pour les retraits chez les opérateurs offshore. Le virement SEPA reste la méthode la plus sûre, avec un délai de 1 à 3 jours. Les portefeuilles électroniques (Skrill, Neteller, PayPal sur les sites agréés) offrent le meilleur compromis vitesse/sécurité.
Les cryptomonnaies (BTC, ETH, USDT, LTC) permettent des retraits en 10 à 30 minutes sur Gamdom, Roobet ou Vave, sans plafond. Le revers : volatilité du cours entre le moment du retrait et la conversion en euros, et absence de recours en cas d’erreur d’adresse. Pour un joueur non initié, ce n’est pas la voie recommandée.
Les paiements par SMS ou par coupons (Neosurf, Paysafecard) sont pratiques pour les dépôts mais rarement disponibles pour les retraits. Un joueur qui dépose en Paysafecard devra souvent passer par un virement pour récupérer ses gains, avec vérification KYC à la clé.
Jeu responsable et cadre légal en France
Le jeu responsable n’est pas une clause de style. En France, l’âge légal pour jouer est fixé à 18 ans, et le numéro national d’aide au joueur est le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé, 7 jours sur 7, de 8h à 2h). L’ANJ impose aux opérateurs agréés l’accès à un registre d’auto-exclusion national, l’Interdiction Volontaire de Jeux (IVJ), qui bloque l’inscription sur tous les sites agréés pendant la durée choisie.
Comment fonctionne l’auto-exclusion en France ?
Le dispositif IVJ permet à un joueur de demander son exclusion pour une durée minimale de 3 mois, renouvelable, auprès de l’ANJ. Une fois inscrit, il ne peut plus ouvrir de compte ni jouer sur aucun site agréé en France. La demande se fait en ligne, avec pièce d’identité, et prend effet sous 48 heures selon les cas.
Les opérateurs offshore sous MGA ou Curaçao proposent leurs propres outils : limites de dépôt quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles, auto-exclusion interne, tests de jeu responsable. Ces dispositifs ne sont pas interconnectés entre sites, contrairement au registre ANJ. Un joueur qui s’auto-exclut chez un opérateur Curaçao peut s’inscrire chez un autre le lendemain.
Pour un joueur qui sent une perte de contrôle, l’IVJ reste l’outil le plus contraignant en France. Les opérateurs offshore, aussi sérieux soient-ils, n’offrent pas cette protection transversale. C’est un argument en faveur des sites agréés pour les profils à risque.
Quels signaux doivent alerter un joueur ?
Miser plus que prévu, emprunter pour jouer, cacher ses mises à son entourage, jouer pour « se refaire » après une perte : ces quatre comportements sont les signaux classiques d’une pratique problématique. Les opérateurs agréés ANJ ont l’obligation de détecter ces schémas via des algorithmes et de contacter le joueur, voire de suspendre son compte.
Les sites offshore n’ont pas cette obligation. Un opérateur Curaçao peut proposer des outils de limitation, mais ne les activera pas d’office. La responsabilité retombe sur le joueur. Certains sites, comme ceux du groupe Kindred (avant son retrait du marché français), avaient mis en place des systèmes de détection avancés, mais c’est l’exception.
Le repère simple : si le joueur consulte son solde plus de dix fois par jour, ou mise plus de 5 % de son revenu mensuel sur une session, la vigilance s’impose. Les limites de dépôt intégrées aux comptes sont là pour ça, autant les utiliser avant d’en avoir besoin.
Quels recours en cas de litige avec un casino ?
Pour un opérateur agréé ANJ, le recours passe d’abord par le service client, puis par le médiateur de l’ANJ, gratuit et obligatoire. Le délai moyen de traitement d’un dossier est de 2 à 4 mois. Pour un opérateur MGA, le joueur peut saisir le Malta Gaming Authority Player Support Unit, qui instruit les plaintes contre les opérateurs licenciés.
Pour un opérateur Curaçao, le recours est plus limité : la Curaçao Gaming Authority reçoit les plaintes mais n’a pas d’obligation de médiation individuelle. Certains sites proposent un arbitrage via eCOGRA ou The POGG, mais c’est volontaire. En pratique, un litige sur un site Curaçao se règle souvent par négociation directe avec le support.
La meilleure protection reste préventive : vérifier les conditions de retrait, tester un petit retrait avant de déposer gros, conserver les captures d’écran des transactions. Un joueur qui a documenté ses échanges a beaucoup plus de poids qu’un joueur qui arrive les mains vides.
Questions fréquentes sur les casinos en ligne fiables
Un casino sous licence Curaçao est-il fiable ?
Pas automatiquement, mais pas disqualifié non plus. Depuis la réforme GCB de septembre 2024, les licences Curaçao imposent un capital minimum et des obligations de conformité renforcées. Un opérateur Curaçao qui publie son numéro de licence, son laboratoire d’audit RNG et ses conditions de retrait peut être fiable. Un opérateur qui masque ces informations ne l’est pas, quelle que soit sa licence.
Peut-on jouer sur un casino en ligne étranger depuis la France ?
Oui, un joueur français peut jouer sur un site sous licence MGA ou Curaçao à titre privé. La loi du 12 mai 2010 interdit l’offre non agréée sur le territoire français, pas la participation du joueur. La nuance est importante : le joueur ne risque pas de sanction pénale, mais il perd les protections du cadre ANJ (médiation, fonds séparés garantis, blocage des sites illégaux).
Quel est le délai normal pour un retrait de casino en ligne ?
Sur un opérateur MGA, comptez 1 à 3 jours ouvrés pour un virement SEPA après validation KYC, et souvent moins de 24 heures via portefeuille électronique. Sur les plateformes crypto sous Curaçao, le délai tombe à 10-30 minutes. Le vrai délai à surveiller est celui de validation interne, qui peut atteindre 72 heures chez certains sites avant même l’envoi bancaire.
Quel RTP minimum accepter sur une machine à sous ?
Un RTP inférieur à 95 % devient défavorable sur le long terme. Les slots des grands éditeurs (NetEnt, Pragmatic Play, Play’n GO, Hacksaw) oscillent entre 96 % et 96,5 % en configuration standard. Certains opérateurs hébergent des versions à RTP réduit, entre 94 % et 94,5 %. Vérifier le RTP affiché dans la fiche du jeu reste la seule méthode fiable.
Les bonus de bienvenue valent-ils vraiment le coup ?
Un bonus de 100 % jusqu’à 500 euros avec wager 40x sur bonus + dépôt demande 40 000 euros de mises pour libérer 500 euros. Mathématiquement, l’espérance reste négative avec un RTP de 96 %. Le bonus a de la valeur pour tester une plateforme ou prolonger une session, pas comme stratégie de gain. Lire le wager et la contribution des jeux avant d’accepter.
Comment vérifier qu’un casino paie réellement ses gains ?
Trois vérifications simples : consulter les avis sur des forums indépendants (pas les sites affiliés), tester un petit retrait avant de déposer gros, et vérifier que l’opérateur publie un délai de traitement précis dans ses conditions générales. Un site qui annonce « retraits rapides » sans chiffre précis reste dans le flou. Un site qui publie « 24 à 48h après validation KYC » documente son engagement.
Faut-il privilégier un opérateur agréé ANJ ou un site MGA ?
Pour les paris sportifs et le poker, un opérateur ANJ offre la meilleure protection juridique en France. Pour les machines à sous et le live casino, il faut se tourner vers un site MGA ou Curaçao, puisque ces verticales sont interdites en ligne en France depuis 2010. Le choix dépend donc de ce que le joueur recherche : conformité maximale ou catalogue complet.

